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2012 – Blues Pills – Black Smoke

Blues Pills - Black Smoke

Pour la remise en contexte, Blues Pills est un groupe qui a été fondé en 2011 par deux américains : Zach Anderson – bassiste, Cory Berry – batteur (qui sera remplacé par André Kvarnström après la tournée européenne de 2013) ; et une suédoise : Elin Larson – chanteuse. Ces derniers se sont rencontrés en Suède, à Orebro, pour enregistrer une démo. Et c'est lors d'un concert en France qu'ils demandent à Dorian Sorriaux de les rejoindre, impressionnés par son talent en tant que guitariste, alors qu'il n'avait que 16 ans. Le groupe est alors amené à s'appeler Blues Pills, nom inspiré par le site web d'un de leur amis, réservé à la musique des années 60 et 70. Le groupe se veut d'un attrait pour ce qu'ils appellent du « retro-flavored blues-rock » à fortes tendances psychédéliques.

Pour ce qu'il en est de Black Smoke, ce morceau à tout d'abord été un single sorti en 2012 et par la suite lié à leur album éponyme sorti en 2014. Ce dernier ne nous laisse pas de marbre... Et pour cause, les paroles ainsi que la partie instrumentale se mêlent parfaitement pour nous offrir un concentré de sentiments tirés aux extrêmes.

Commençant avec une instrumentalisation lente et aérienne, accompagnée d'une voix au timbre typiquement blues, le morceau s'offre, aux premiers abords, comme suave et mélancolique. Mais on est vite rattrapé par un rock entraînant, qui pourtant se suit d'une courte phase douce, se restreignant presque mais, dont la batterie soutient un rythme tout de même plus énergique. Les guitares et la voix gardent la sensation aérienne du début, on est en plein rock psychédélique. Et c'est là qu'on se retrouve face à une montée en puissance de cette même voix et guitares. Le morceau se livre à une étreinte musicale dont le rythme et les sonorités donneraient l'envie de se jeter dans la fosse pour danser sans relâche. On y retrouve même un magnifique solo de guitare, digne de mettre à l'épreuve les poignées des guitaristes entraînés et de réveiller les meilleurs air guitaristes morts.

Les paroles ne sont par contre clairement pas joyeuses : prônant la mort et l'angoisse, l’inexistence du répit et l'omnipotence du jugement dernier ; tout cela dans l'éternel questionnement des ravages environnementaux. Faites en vous-même le constat...

 

Gallons of water was flowing
And people were floating up to the air
Death came up with his black robe on
And took all the sinners to hell
Is there nothing left to see?

Have we ever been?
Is this all a dream?
Or a haunting in my sleep?

Sixteen demons haunt me in my sleep
Never leaving a moment of peace
Sixteen reasons I'll never know who I am
I just keep wondering and drifting alone in this life
'Til I'm dying

All of the forests were burning
And black smoke was rising up through the air
God came down with his white beard long
And damned all the sinners who dared
Is there nothing left to see?
Have we ever been?
Is this all a dream?

Or a haunting in my sleep?

A thousand thoughts going through my mind
Dreams I once had I left behind
Got an angel knocking at my door
Accept and let go, I wave goodbye to my soul

Sixteen demons haunt me in my sleep
Never leaving a moment of peace
Sixteen reasons I'll never know who I am
I just keep wondering, I just keep wondering

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