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Curtis Mayfield et la lutte contre la politique d’État

Né le 3 juin 1942 à Chicago – ville artistiquement proliférante depuis maintenant maintes décennies – Curtis Mayfield nous a offert depuis 1958 et posthume (1999), une jouissance musicale dont des millions de personnes regrettent la continuité de composition.

En effet, ce génie en herbe de la soul, de la funk et du blues était non seulement un chanteur hors pair, mais était également capable de jouer du saxophone, du piano, de la guitare, de la basse et de la batterie. Dans la majorité de ses chansons, on remarque une forte présence de percussions, on peut, distinguer une composition souvent ponctuée par des cuivres.

C'est ainsi qu'en 1956, Mayfield rejoint le groupe The Roosters qui arrivait de Chattanooga dans le Tennessee pour suivre le groove doo-wop, soul, gospel et R&B. Puis en 1958, le groupe change de nom, pour devenir The Impressions et alors prendre une éminente ampleur au rythme de – parmi tant d'autres – Choice of Colors et People Get Ready.

Mais c'est par leur engagement politique que Curtis Mayfield et The Impressions sortent du lot des musiciens américains et mondiaux. C'est assurément que le chanteur devient l'un des pionniers de la fierté afro-américaine et noire, aux côtés de Sly Stone et James Brown en introduisant des paroles à fort caractère social. We're a Winner devient alors l'hymne du Black Power et Keep on Pushing celui du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Nombre de personnes oublient les difficultés sociales particulièrement endurées entre les années 1960 et 1970 par ce que l'on appelle les « minorités sociales », notamment en rapport avec la vie dans les ghettos, le racisme, les combats anti-drogues et autres problèmes quotidiens à affronter. Face à cela, les textes qu'écrit Mayfield imposent un affront pacifique au gouvernement et aux personnes tentant d'ignorer les maux du monde. Et c'est en 1972 qu'il atteint l'apogée de sa carrière en solitaire et de son essor social (sans pour autant perdre ensuite de sa fougue rythmique) via la création de la bande originale du film Superfly, considérée comme un classique incontournable de la soul des années 1970. Évidence, vu les paroles inattendues pour l'époque, visant directement la politique d’État face aux difficultés rencontrées par la communauté noire.

C'est en cette même année (1972), que l'artiste nous délivre sa pensée lors d'un Old Grey Whistle Test Interview (qui n'est malheureusement plus disponible); cette dernière nous offrant, selon les questions données, une vision de l'homme comme quelqu'un de patient et de posé, en expliquant que peu importe ce que nous usons comme inspiration – la sienne étant l'amour et les événements politiques et sociaux qui l'entourent – à partir du moment où nous nous adonnons à une réflexion en rapport avec celle-ci, la manière dont on l'exprimera finira toujours par nous être propre, même si nous sommes des centaines à l'utiliser.

Born on June 3rd, 1942 in Chicago – an artistically proliferative city for hundreds of years – Curtis Mayfield gave us from 1958 to posthumous (1999), musical pleasure and continuity of composition that is missed by millions.

Indeed, this genius of soul, funk and blues was not only an impressive singer, he was also talented in playing saxophone, piano, guitar, bass and drums. The majority of his songs have a strong presence of percussions. The compositions also take on an ochestrated aspect due to the brass instruments.

Thus in 1956, Mayfield joined the group 'The Roosters', arriving from Chattanooga, Tennessee, to follow the doo-wop, soul, gospel and R&B groove. Later on in 1958, the group changed its name to become 'The Impressions' and gained in magnitude to the rhythms of – amongst others – Choice of Colors and People Get Ready.

However, it is through their political engagement that Curtis Mayfield and 'The Impressions' stand out in the musical world. Surely the singer became one of the pioneers of Afro-American and Black pride, along with Sly Stone and James Brown, introducing socially strong-natured lyrics. We're a Winner then became the anthem of Black Power and Keep on Pushing that of the civil rights movement in the United States. Many forget the social difficulties particularly endured during the 1960s and 1970s by what we call “minorities”, especially as related to life in the ghettos, racism, anti-drug struggles and other day-to-day issues. Confronted with this, Mayfield establishes a peaceful protest against the government and people who try to ignore the world's troubles. Therefore, in 1972, he reaches the climax of his solo career and social growth (without then losing his rhythmical transcendence) with the original soundtrack of Superfly, considered as a must-have classic of the 1970s soul music. This was only obvious knowing the unexpected lyrics of the time, directly aiming at the State's policy concerning difficulties encountered by the Black community.

In this same year (1972), the artist offers a peek into his mind during an 'Old Grey Whislte Interview' (unfortunately no longer available) in which we are offered, based on the various questions, the perception of a patient and calm man who explains that whatever you are inspired by – his inspiration being love and political or social events in his surroundings – and as long as you acknowledge a thought related to it, you'll always find a manner to express yourself which results in your own vision and idea, even if hundreds of people use it.

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